La Vipère Rose

Atelier de tatouage

Les Orages

Ce qu’on ne peut nommer, on le porte sur soi, comme une mémoire ou une prière.

Je m’appelle Charlotte. Je tatoue à l’aiguille, à la main, point par point.
Graphiste et illustratrice depuis longtemps, je cherchais un endroit où mes dessins pourraient exister autrement que sur un écran.
C’est presque par accident, poussée par mes proches, que je me suis retrouvée à m’intéresser au tatouage, il y a un peu plus de deux ans, sans vraiment savoir où ça me mènerait.

Mes motifs viennent du monde vivant, des bêtes, des plantes, des formes organiques. Mais vous ne trouverez pas leurs noms dans un herbier ou un atlas. Ce qui m’intéresse ce n’est pas l’espèce, c’est l’âme. Un animal curieux pris sur le vif, une fleur fragile qui penche, l’essentiel est dans ce que le trait suggère plutôt que ce qu’il décrit. Le dessin devient une fable, un sceau, une amulette, une petite fenêtre ouverte sur un ailleurs. Quelque chose qu’on pose sur soi et qu’on garde comme un secret.

Le handpoke est arrivé sur ma route, et il est resté parce qu’il me ressemble. Un geste précis, attentif, qui prend le temps.
C’est une pratique douce. Pas de machine, pas de bruit ; juste l’aiguille, la main, et le rythme. C’est une façon de tatouer qui respecte le corps autant que ce qu’on lui confie. Le temps d’une séance peut devenir presque méditatif. Silencieux, du moins pour moi (je dois avouer que moi, je parle beaucoup). En effet, ce que j’aime le plus dans ce métier, c’est la rencontre. Chaque personne qui s’installe arrive avec quelque chose, une histoire, une intention, parfois juste une envie qu’elle ne sait pas toujours expliquer. Et c’est très bien comme ça.

Les contes sont là, autour de nous. Ils sont pour ceux qui portent en eux une âme qui gronde, comme les Orages.

© 2026 La Vipère Rose

Thème par Anders Norén